Quelques pieds de chiendent...
Quelques pieds de chiendent
Ont poussé cette nuit
A l'ombre de la ville
Demi-sommeil
Arrêté
Dans les ruines élancées
D'un immeuble en chantier
Corps étranger
J'étais entré
Bien après
Le début de mon retard
A distance
De l'exil
A l'écart
Des échappatoires
Hors d'attente
J'avais posé mon sac
D'ego
Aux alentours
De rêves d'arbres
Sortis de terre
Millénaires
Intérieur
Inactif
Mode interne
Activé
Partout ailleurs
La nuit en chiffres
Insolente
Ressemble à un perchoir coloré
Je raccrochais
Je décrochais
Je rassemblais
Mes esprits
Peu à peu
Et les tiens
Étaient là
Fuyants
Joueurs
Et raccordés
Au battement
Des ailes de la ville
J'ai vu un aigle
Glisser-transpercer
Et j'ai senti
Le vent des forêts
Bruisser
Le long de mes plumes
Effraction de l'intensité
Au travers des
Débris de brume
L'aube d'été
Dans l'embrasure
Satellites filants
A la pointe du jour
Vols réguliers
Vol régulier
Échafaudages
Effilochures
Qui a peur du vide ?
Les masques
Et ceux qui s'y confondent
Perspectives
Marche sur la rive
Garde et regarde
Le large
Demi-soleil
Et la bascule
A profilé la ville
Nous étions arrivés...
Nous étions arrivés
Par les quatre chemins
L'air - Vole
Vole l'air que tu respires
Mon ami
Pas le temps
Le feu - Vole
Le feu que tu n'as pas volé
Mon ami
L'eau - Vole
Vole l'harmonie de l'eau
Mon amie
Tombe du ciel
Le sol - Marche
Marche sur les mains
Mon ami
Voici venir
Ta liberté
Et la survie
Qui l'accompagne
Est sans appel
Crie
Aube incertaine...
Aube incertaine
La renaissance
Passe
Sous silence
La première nuit
L'illusion de l'ombre
Attise et recouvre
L'autre côté du miroir
Présence
D'une foule immense
Les inaperçus
La seconde nuit
Se figure
Une porte
Et l'on ne compte plus les nuits
Au matin
L'autre côté du miroir
Reste pendu à ton cou
Mais dis-moi
Quels sont tes moteurs ?
La troisième nuit
Est sur mes talons
Depuis un bout de temps
Je suis
Aussi
Moteur du monde
Entre deux renaissances
Aube incertaine
Passe sous silence
La renaissance
Mais aujourd'hui
Roche
Pierres assoupies
Pierres de taille
Pierres polies
Pierres luisantes
Nous sommes
De pierres
Que faire de nos ruines ?
Affûter un biface
En substance
L'idéogramme...
L'idéogramme lu traduit stricto sensu :
Un temps pour l'intérieur
Un temps pour l'extérieur
Pas de temps pour l'ailleurs
Parce qu'ailleurs
C'est ici
Aussi
Rendez-vous à point d'heure
Dernier carat
Au lieu dit «Les eaux-danses»
On y fera bombance
Avec un peu de chance
On goûtera à l'âpreté
De racines de pissenlits
Mêlées d'amertume lascive
De baisers d'amour impromptus
Langoureux
Éloquents
A tire-larigot
Pour nos amours voluptueuses
Et lestes
Sur lit de pierres moussues
Rafraîchies-infusées
Du fruit de nos réflexions
Concrètes et substantifiques
A propos
De l'autre côté du miroir
Et autres replis illusoires
Pas d'objectif
Pas de festif
Ni savoir-être
Ni rigueur
Ni fleurs
Ni couronnes
Non
Pas de place pour le pathos
Pirate Rastapakoulos
Sort la tête de son baril
A tire-d'aile de la ville
Feu
De palettes
Feu
De tout bois
Et des bouteilles de picrate
Pour le grand raout des pirates !
Depuis août dernier, Didjeko vit à Bruxelles d'où il nous envoie les photos qui illustrent les poèmes inédits ci-dessus.
ATTENTION DANGER POESIE
Rencontres, Lectures, Scènes Ouvertes,
Editions, Spectacles...
Le samedi 4 septembre 2008, à 18h30
Lecture et signatures au TransArtcafé, 6, rue du Docteur Rostan
vieille ville-06600 Antibes
Didjeko interprétra des extraits de son dernier recueil
"Les Secrets du Vin, un elixir miraculeux"
paru aux éditions Oxybia et Le Boucanier réunies.
Présentation de Dom Corrieras (éditeur)
et de André Chenet (poète et préfacier du livre).
Signatures autour d'un tonnelet de vin d'AOC Poésie
"Certaines nuits de lune rousse/ certaines sources parlent/ en douce... "







0 commentaires:
Enregistrer un commentaire